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La dysplasie.... Haut de page 


Définition de la Dysplasie
Angle de Norberg 
Tableau comparatif des cotations 

La dysplasie de la hanche ou dysplasie coxo-fémorale est une malformation de l'articulation de la hanche susceptible de se déclarer au cours de la croissance de n'importe quel chiot ou chat, et de façon plus symptomatique dans les races lourdes à croissance rapide.

Cette affection, qui n'est pas congénitale (présente à la naissance), comme il avait été avancé au départ, se caractérise par un certain nombre de cas de figure.

Dire d'un chien qu'il est dysplasique n'a pas la moindre signification. La dysplasie se mesure suivant un protocole très pointu et à l'aide d'un matériel sophistiqué qui ne peut être le fait que d'experts habilités.

Une cotation de dysplasie doit prendre en compte une multitude de paramètres dont le plus important, dans le cas d'une radio acceptable, qui est aussi le plus délicat à interpréter, est la mesure de l'angle de Norberg.

Angle de Norberg

Angle supérieur à 105° = A = Abscence de Dysplasie coxo-fémorale

Angle de 100° à 105° = B = Abscence de Dysplasie coxo-fémorale Conformation Imparfaite

Angle de 90° à 100° = C = Dysplasie coxo-fémorale discrète (la moyenne chez le labrador, 12, source BVA)

Angle inférieur à 90° = D et E (dans ces cas là les anomalies sont nettement visibles sur la radio)

Tableau comparatif des cotations anglaises et françaises

                    Grande-Bretagne - BVA                               France
                             De 0 à 4                                    A
                             De 5 à 8                                    B
                            De 9 à 106                              C,   D,   E

L'angle varie selon l'âge du chien puisque, par définition, l'hyper-laxité ligamentaire est normale chez le chien en croissance, raison pour laquelle l'OFA, Orthopedic Foundation For Animals, l'une des premières commissions de lecture crée en 1966 aux Etats-Unis, qui interprète toutes les radios des chiens américains, n'accepte pas de lire de radio avant les deux ans révolus du chien. En France, le lecteur officiel n'interprètera la radio d'un labrador qu'à condition qu'elle ait été effectuée après l'âge d'un an.

L'angle varie également selon le savoir-faire du vétérinaire effectuant la radio, et selon que le chien a été ou non anesthésié pour ce faire. Il varie aussi si la chienne est en feux ou dans une période proche, chose dont les américains ont l'honnêteté d'avertir leurs "clients".

A ceux qui prétendent que l'honnêteté de l'éleveur ne devrait le conduire qu'à des radios sous anesthésie, je rappellerai qu'une anesthésie n'est pas anodine, qu'un chien sans problème adopte la position souhaitée naturellement.

Enfin, la mesure de l'angle de Norberg peut être sérieusement affectée par la compétence du lecteur et par le matériel utilisé.

La tête du fémur n'est pas tout à fait ronde, il n'est donc pas aisé d'en trouver le centre exact. Or "une erreur banale de 1 mm de part et d'autre fait déjà varier l'angle de 102° à 108° ! Avec une erreur de 3 mm, l'angle de Norberg-Olsson varie dans les limites de 96° à 114°" source : La Dysplasie de la Hanche chez le Chien, 1985 (Pr. Quéinnec, Dr. Iehl, Dr. Millemann).

C'est pourquoi  l'OFA ne cote les radios qu'elle interprète qu'après concertation de trois de ses vétérinaires spécialisés et habilités, et qu'elle signale que la majorité des certificats établis par des vétérinaires lambda ne sont pas fiables.

C'est ce qui explique qu'en cas de suspicion de dysplasie sur un chien qu'il a vendu, aucun éleveur expérimenté ne se fiera au certificat d'un vétérinaire non habilité, et demandera systématiquement la radio (correctement identifiée) du chien.

C'est aussi la raison pour laquelle chaque pays a mis en place sa ou ses commissions de lecture, l'exception française voulant que ce soit chaque club de race qui désigne et rémunère son lecteur amovible qui, en ce qui concerne les labradors, est remplacé au rythme des remaniements du comité du club de race. 

En effet, si l'angle est inférieur à 100°, plus la moindre précision, plus de distinction entre le C (dysplasie discrète) et le E (dysplasie grave).
- Selon quel critère de l'angle de Norberg dissocie-t-on le C du D ?
- Pour information, la commission de dysplasie britannique, la British Veterinary Association (
BVA) cote soigneusement et de façon explicite chaque hanche de 0  à 53 points.

Toutes les races de chiens sont plus ou moins sérieusement, affectées par la dysplasie coxo-fémorale à l'exclusion des races longilignes de type lévrier. Les statistiques OFA  indiquent que non seulement ce n'est pas le cas, mais qu'en ce qui concerne le lévrier Afghan la situation se détériore lentement depuis 1990.

Le labrador, race moyenne, n'est pas, et de loin, la race la plus touchée. C'est sa popularité, avec, dans notre pays, 6000 naissances par an (10000 naissances au débu) de labradors inscrits au LOF par an ( c'était en 2001, depuis, les directives avisées des différents décisionnaires du club de race ont fait baisser la popularité du labrador, cas mondial unique, qui a perdu près de 4000 naissances LOF par an), qui a conduit à l'associer à cette malformation à laquelle il ne paie pourtant qu'un tribut raisonnable, relativement contrôlable pour un éleveur expérimenté.

N'oublions tout de même pas que le Berger Allemand est statistiquement (statistiques étrangères, il n'y a pas de statistiques de ce type en France) beaucoup plus touché par la dysplasie de la hanche que le Labrador, ce qui ne l'empêche pas de caracoler en tête des inscriptions au LOF depuis toujours.

Une question se pose toutefois car dans notre pays, du "A" au "C" le Berger Allemand est déclaré indemne de dysplasie.

Les seuls pays capables de fournir des statistiques plausibles sont ceux où toutes les radios ne sont lues que par un institut unique, et  de manière anonyme, ce qui n'est pas le cas en France.

C'est en revanche le cas aux Etats-Unis depuis 1966.

Vu le nombre important de chiens pris en compte, et qu'en outre et conséquemment, la situation est comparable dans le monde entier où la dysplasie a émergé  au même moment,  ces statistiques irréfutables démontrent que les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous, puisqu'elles existent depuis que le programme d'éradication a été mis en place, soit  50 ans en ce qui concerne les Etats-Unis.

Les statistiques de l'OFA  effectuées de janvier 1974 à décembre 2007 placent le labrador, pour 2007 avec 194 208 radios examinées, à la 75 ème place des races les plus touchées, sur 150 races étudiées,  avec, pour les chiens nés entre 1998 et 2000, 20,6% de hanches parfaites, et 10,6% de dysplasie sévère et, pour les résultats publiés fin 2007, 17,1% de hanches excellentes contre 12,2% de dysplasie grave...

Il est intéressant de noter que les golden retrievers sont à la 31° place avec 3,6% de hanches excellentes et 20,1% de dysplasie grave sur 117519 radios examinées, alors que les bergers allemands occupent la 38° place avec 3,5% de hanches excellentes et 19,1% de dysplasie grave pour 92 736 radios interprétées. Ce qui s'explique par la conformation de ces chiens qui les rend beaucoup plus sensibles que le labrador à tout ce qui peut entraîner une dysplasie. J'ajoute, pour conforter cette théorie, qu'à part les races qui semblaient protégées de la dysplasie et où elle commence à émerger, les classements en fonction des races restent immuables.

On constate que depuis 2002, on ne donne pas de résultats précis sur la période 2002-2005, et que, si l'on étudie le nombre de chiens cotés, si la situation a semblé s'améliorer au début, jamais, toutefois au delà d'une proportion de 10%, à présent, vu le manque d'informations précises, on ne peut que constater, en l'état, une stagnation, voire une régression des bons résultats,  alors que le programme d'éradication bat son plein depuis des dizaines d'années, ce qui me conforte dans un sentiment acquis sur le terrain, à l'expérience, sur plus de trente ans d'observation sur de vraies lignées, alors que les recherches effectuées ont toujours porté sur des portées isolées et jamais sur des lignées.

Les chercheurs estiment en effet qu'il serait trop long de travailler sur des lignées, au moins une quinzaine d'années, ce qu'ils considèrent comme la durée d'activité moyenne d'un éleveur. Y aurait-il là une relation de cause à effet ? 

Les éleveurs les plus avertis ont appris à élever dans des conditions optimales en ce qui concerne la nourriture et l'environnement, ce qui s'avère de fait la seule mesure réellement efficace pour la prévention d'une pathologie exclusivement liée à la conformation de la race étudiée comme le démontre la constance du classement par races.

"Il n'y a aucune relation entre le degré de boiterie et le degré de dysplasie" Professeur Quéinnec, "la dysplasie de la hanche chez le chien".

La dysplasie grave, une fois installée, se manifeste à l'oeil nu par une anomalie du développement, le chien souffrant des hanches se soulage en sollicitant ses épaules, ce qui lui donne une avant-main d'haltérophile pour une arrière-main étroite, car seuls les muscles qui travaillent se dessinent. Les aplombs sont incorrects, en statique, les pattes arrières ramenées sous le corps . Le mouvement n'a pas d'ampleur, le chien "marche sur les épaules" au lieu d'engager ses postérieurs, sans qu'il y ait nécessairement boiterie.

La démarche chaloupée caractéristique du jeune chiot est, en revanche, normale.

Une fois installée, on pense que la dysplasie ne se soigne pas. Le chien apprend à compenser son handicap de manière à mener une vie normale, certains peuvent même devenir de grands sportifs, tels quelques grands champions de travail anglais dont on a pu constater avec stupeur le degré élevé de dysplasie.

Et bien SI, la dysplasie se soigne, soit par la nage, soit, ce qui revient au même par l'hydrothérapie.

Il n'y a eu  pendant longtemps qu'un seul centre en France, à Lyon, uniquement utilisé en rééducation après l'opération. Il y en avait déjà plusieurs  en Belgique utilisés indifféremment après une opération, mais surtout à la place d'une opération.

Aujourd'hui, vient enfin de s'ouvrir un centre d'hydrothérapie polyvalent à Paris:

AU SPA DES 4 PATTES, 10-12 rue Robert de Flers, 75015 Paris. Tél: 01 45 79 99 40

Témoignage = "Un incident passé sous silence à 5 mois, bon pour la triple ostéotomie du bassin à 8 mois, on a fini par m'écouter et Bakou a été exclusivement soigné par hydrothérapie. Il a retrouvé une forme éblouissante sans la moindre intervention chirurgicale.

La dysplasie des hanches se caractérise par une atrophie de l'arrière-main, le chien compensant les douleurs ressenties aux articulation des hanches en n'utilisant plus que son avant-main qui, elle, s'hypertrophie. 
Ce chien là présente un postérieur que certains envieraient, il se meut, par conséquent, normalement, mais la reconstruction de sa musculature a pris du temps et je dois remercier ses maîtres de leur persévérance. Je maintiens, cependant, que prise à la première boiterie, à l'accident initial, car si le chiot est correctement nourri, c'est toujours un accident qui dégénère en dysplasie, les choses, à l'aide d'un ostéopathe et de la nage, auraient été plus faciles."
 

Prétendre qu'une intervention chirurgicale empêchera l'apparition de l'arthrose qui peut entraîner des boiteries chez le chien vieillissant, c'est choisir d'ignorer les séquelles d'une telle opération, au demeurant traumatisante chez un jeune chien n'ayant pas terminé sa croissance, dont le résultat n'est pas garanti, et qui présente les risques inhérents à toute anesthésie et complications opératoires. De plus, l'arthrose de la vieillesse c'est comme pour nous, pas nécessairement grand chose à voir avec la dysplasie. Heureusement que, grâce aux mycotoxines qui peuvent être présentes à des taux prohibés dans les croquettes, les labradors meurent de plus en plus jeunes de cancers divers. Je rappelle que l'espérance de vie d'un labrador se situe autour de 15 ans et pas de 10 ans comme on le voit de plus en plus aujourd'hui.

"La non intervention doit être la règle s'il n'y a pas de signes cliniques majeurs de douleur, et si celle-ci peut  être rendue supportable par un traitement médical... Le traitement par la chirurgie doit être envisagé en dernier recours... une prothèse de hanche ne se pose pas avant l'âge adulte (plus de 2 ans)" La Dysplasie de la Hanche du Chien" Professeur Michel Franck

Sauf cas exceptionnel, radiographier les hanches d'un chien présente des risques. Radiographier alors que l'angle de Norberg n'est pas mesurable en raison d'une laxité ligamentaire normale pendant la croissance est effectivement le meilleur moyen de pouvoir proposer une intervention chirurgicale, qui, au vu des témoignages que je reçois, est extrêmement douloureuse pour le chien et ne s'avère pas nécessairement concluante, d'autant que, dans bien des cas , elle n'est pas motivée par une dysplasie grave.

Ne pas oublier non plus qu'une boiterie peut n'être qu'une boiterie de croissance ou encore résulter d'une panostéite qui disparait d'elle-même en fin de croissance, ce qui sera diagnostiqué par l'ostéopathe à qui l'on doit montrer impérativement le chien.

En ce qui me concerne, en quarante ans de vie au contact des labradors, si j'ai eu affaire à des dysplasiques je n'ai jamais songé à en faire opérer un seul  et n'ai eu qu'à  m'en féliciter, il est vrai que je n'ai pas été confrontée à de graves accidents.

Il est vrai que l'industrie des intervention chirurgicales sur les hanches des chiens n'est en place que depuis à peine une vingtaine d'années, il fut un temps où l'on euthanasiait purement et simplement les jeunes chiens censés être atteints de dysplasie coxo-fémorale grave, pour découvrir parfois, à l'autopsie, qu'en fait ils n'étaient pas dysplasiques, mais présentaient simplement une laxité ligamentaire explicable par leur âge....  Il y a un peu plus de 20 ans je faisais contrôler mes futurs géniteurs dès 6 mois, jusqu'à ce que l'Ecole vétérinaire de Berne, qui effectuait et interprétait les radios, se rende compte qu'il fallait cesser de radiographier d'aussi jeunes chiens, même si l'éleveur est toujours anxieux de savoir... Depuis,  j'ai appris à mes dépends qu'il y avait urgence à limiter les dégâts, à ne pas radiographier avant 18 mois sans raison impérative.

J'ai aussi appris qu'un chien pouvait être parfait à six mois pour, en fonction des conditions dans lesquelles s'est effectuée sa fin de croissance, période la plus sensible car le chien est lourd pour des articulations toujours fragiles, se retrouver gravement dysplasique à un an.

Tout le monde s'accorde à éviter tout traumatisme à un labrador n'ayant pas terminé sa croissance. Seront prohibés les escaliers, les carrelages glissants, les exercices soutenus, les sauts, les jeux brutaux etc...

PROTOCOLE D'UNE PRISE DE  RADIO DE DEPISTAGE DE LA DYSPLASIE DE LA HANCHE

Position

Pour satisfaire au protocole, les fémurs doivent être parfaitement parallèles, les rotules au zénith, ce qui n'est possible qu'en étirant le chien, comme le montre le croquis, chacun tire avec force de son coté tout en effectuant un mouvement de rotation sur les fémurs, de façon à ce que les rotules soient au zénith. Pour pouvoir obtenir ce positionnement peu  naturel pour un quadrupède, la majorité des vétérinaires trouve plus confortable d' anesthésier le chien (ce qui, non seulement comporte le risque inhérent à toute anesthésie, mais modifie bien évidemment le tonus musculaire, ce qui, ajouté à la laxité ligamentaire propre aux jeunes chiens peut, dans les cas où il n'y a pas de lésions, donner une radio qui n'a pas la moindre signification, la mesure de l'angle de Norberg n'ayant aucune valeur chez un chien n'ayant pas terminé sa croissance).

Dans le cas de mes Fila Brasileiro cet âge a été amené à 18 mois, ceux ci ayant une croissance lente. Il n'est pas difficile de comprendre que ce genre de manipulation peut, en outre, chez un chien en pleine croissance, provoquer une luxation artificielle de la hanche. 

Je me suis rendu compte qu'en ce qui concerne les mâles, dont le développement n'est pas achevé avant l'âge de trois ans, la radio de hanche peut être meilleure à deux ans qu'à un an, et, qu'en tout état de cause, elle est plus explicite à cet âge là.

Parce qu'en 1989, en dépit de la réprobation de certaines personnalités, dont le Professeur Quéinnec, une loi a été votée, érigeant la dysplasie coxo-fémorale au rang de "vice rédhibitoire", connue dans le monde de l'élevage sous le nom de" loi Nallet".

La dysplasie coxo-fémorale, dont les nombreux stades ont étés occultés, est ainsi venue grossir les rangs des vices rédhibitoires, rejoignant l'ectopie testiculaire qui, curieusement, s'opère elle aussi à tort et à travers, répertoriés au Code Rural et aurait dû, en toute logique, et puisqu' à l'époque on la pensait congénitale, donc, raisonnement simpliste, héréditaire, dépendre des dispositions prévues par ce Code qui régit toutes les transactions commerciales portant sur les animaux domestiques.

Or le délai prévu par le Code Rural pour intenter une action en vice rédhibitoire est de trente jours après l'acquisition du chien.

L'objectif n'étant manifestement pas de déterminer les causes réelles de cette affection ni les moyens d'y remédier, la loi se vit délibérément contournée et les éleveurs attaqués en "vices cachés" sur la base du Code Civil qui ravale le chien au concept de meuble.

Les vieux éleveurs ont toujours en mémoire la condamnation, voilà une quinzaine d' années, à 100 000Frs. de dommages et intérêts de cette éleveuse professionnelle de bergers allemands, qui avait scrupuleusement suivi les conseils de son club de race en matière de dépistage de la dysplasie.

 Depuis 2001, la jurisprudence en Cour de Cassation stipule que, sauf convention explicite contraire, seul le Code Rural s'applique en matière de transactions commerciales concernant les animaux de compagnie.

Par conséquent, les choses ne peuvent plus se régler qu'à l'amiable, puisque la dysplasie se déclare toujours en dehors des délais prévus par le Code Rural, au même titre que toutes catastrophes pouvant frapper un être vivant sans pour autant être au nombre des vices rédhibitoires.

C'est dire l'importance du climat de confiance indispensable entre acquéreur et éleveur. Ce dernier n'ayant plus à supporter d'être traîné dans la boue, comme ce fut longtemps le cas, et souvent à l'instigation du vétérinaire, pour la bonne raison qu'il n'est en rien responsable d'une pathologie pour laquelle il a mis en garde l'acquéreur et lui a prodigué les conseils adéquats qui n'ont manifestement pas été suivis en cas de dysplasie invalidante. On peut en revanche s'interroger sur la responsabilité de l'éleveur qui garantit l'absence de risque de dysplasie de ses chiots sur la foi de l'absence de dysplasie de ses géniteurs.

Comme indiqué plus haut la dysplasie se mesure, de façon plus ou moins sophistiquée, les anglais cotant chaque hanche de 0 à 53, les européens cotant les deux hanches en bloc du A au E, quand bien même il peut y avoir de sérieuses différences d'une hanche à l'autre. La moyenne statistique chez le labrador demeure le "C" en dépit d'un programme d'éradication vieux  d'un demi siècle.

Les directives d'élevage mises au point par les adeptes de la théorie de l'hérédité de la dysplasie acceptent conséquemment à la reproduction les labradors cotés du A au C.

C'est au stade "E" que le chien peut éventuellement être, passagèrement, réellement handicapé. Au "C" comme au "D", le labrador mènera une vie aussi longue que normale.

Le plus à plaindre, le chien.

MAIS DEPUIS LE TEMPS QUE L'ON N'UTILISE QUE DES GENITEURS AYANT DE BONNES HANCHES, POURQUOI QUELQUES CHIENS GRAVEMENT ATTEINTS SONT ILS ENCORE ISSUS DE CES LIGNEES REPUTEES INDEMNES  ??

Pour conserver à une race toutes ses caractéristiques, la sélection, en élevage, prend en compte une multitude de paramètres.

On ne peut sélectionner que sur la base d'une expérience personnelle palpable de l'élevage, et ce, d'autant plus que l'éleveur est, lui, légalement et affectivement responsable des chiots qu'il élève.

Aucun éleveur expérimenté et honnête ne peut prétendre garantir l'absence de dysplasie future de ses chiots sur la seule foi de l'absence de dysplasie de leurs ascendants.

En effet, les excellentes hanches se transmettent de façon aussi hasardeuse que les moins bonnes, qui peuvent, elles aussi reproduire des hanches parfaites. C'est en intervenant sur les conditions d'élevage du chiot, dès la gestation, que l'on parvient à des résultats intéressants.

Entre un chien aux hanches parfaites, mais au patrimoine génétique douteux, bâti comme un cheval de bois, au caractère aussi dur que l'expression, et affublé d'un poil ras, et un chien aux hanches moins bonnes présentant tous les points forts du standard et dont le pédigrée me convient, je n'hésite pas une seconde, j'élimine le premier et j'utilise le second. Ce sont des labradors, pas des radios, que j'élève depuis  plus de 30 ans, et s'ils ont gardé toutes les caractéristiques de la race tout en étant de moins en moins touchés par la dysplasie, c'est bien parce que j'ai appris à me méfier des théories fumeuses, à me tenir informée, et à me servir de mon expérience et de mon cerveau.

Article de Nadine Ufarté.
Merci a Martine Nathhorst , éleveur et auteur du livre "Mieux connaitre le labrador".




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